Cette guerre ne fut pas un fait de hasard mais c'était le résultat de travauxpréliminaires secrets qui ont abouti au déclenchement du 1er Novembre.Ces étapes sont représentées par des témoignages, des photos, des documents, des maquettes, des cartes de l'Organisation Secrète (1947), du CRUA (23 mars 1954), de la réunion des 22 (le 24 juin 1954), de la proclamation du 1er Novembre.

    Le 24 Juin 1954,s'est tenue à El-Madania (Clos Salembier),une réunion historique, présidée par Mustapha Ben Boulaid, et rassembla 22 héros de notre révolution dans le but de déclencher la lutte armée.

    Pour faire connaître la révolution, le Musée expose quelques types d'armes (fusils de chasse, armes blanches), des tenues de moudjahidine, des documents et journaux de l'époque.






    Au début de la révolution le territoire national était divisé en cinq zones :
  • Zone I sous le commandement de Mustapha Ben Boulaïd
  • Zone II sous le commandement de Didouche Mourad
  • Zone III sous le commandement de Krim Belkacem
  • Zone IV sous le commandement de Rabah Bitat
  • Zone V sous le commandement de Larbi Ben M'hidi

    Les événements de la révolution et les opérations militaires se succèdent.L'Offensive du Nord Constantinois, le 20 août 1955 puis le congrès de la Soummam le 20 août 1956 constitue un tournant décisif dans la lutte armée. Parmi ces décisions, le découpage du territoire national en six wilayas, création de grades militaires, division de l'armée en formations et unités organisées : bataillons, compagnies, sections et groupes.Le Musée expose les grades de l'Armée de Libération Nationale, les photos des chefs et des Moudjahidine ayant participé au Congrès de la Soummam ainsi que le procès verbal du congrès.





    Malgré la répression et la torture, la lutte est déterminée plus que jamais ; des butins de guerre (les armes) sont exposés au musée.Pour étouffer la révolution et arrêter le soutien extérieur, la France édifia les deux (2) lignes: Challe et Morice aux frontières Est et Ouest, ces deux lignes étaient composées de fils barbelés électrifiés et de larges champs de mines renforcés de projecteur s et de signaux d'alerte. Une maquette est exposée pour démontrer les différents moyens utilisés pour ce projet.

    N'oublions pas l'important rôle joué par la femme algérienne pendant la guerre de libération, elle était : Combattante, militante, infirmière et agent de liaison.



    En 1957, le commandement de l'Armée de Libération Nationale organise l'action révolutionnaire dans la capitale (Zone Autonome d'Alger). Les opérations ciblèrent les infrastructures stratégiques du colonialisme, qui mobilisa un nombre impressionnant de soldats et un arsenal d'armes.

    La Bataille d'Alger a eu un grand écho à l'intérieur et à l'extérieur du pays ; une salle lui a été réservée pour exposer des types de bombes artisanales, une maquette représentant un accrochage (09 avril 1957) entre les éléments de l'Armée de Libération et une patrouille française dans une des ruelles de la casbah. Lors de cet accrochage, Djamila Bouhired fut blessée et capturée.





    Des portraits des martyrs de la Bataille d'Alger est exposés, comme le portrait de Hassiba Ben Bouali, d'Ali La pointe et du petit Omar.La révolution a connu plusieurs batailles telles que la bataille d'El Djorf dans la région de Tébessa (septembre 1955), une maquette et un tableau concrétisent cette grandiose bataille. D'autres œuvres démontrent les étapes de l'évolution de la Révolution tel que le découpage du territoire National en zones et wilaya, les grandes batailles menées par l'Armée de Libération Nationale :
  • La bataille de fellaoucène (wilaya V) en 1957.
  • La bataille d'Azrar (wilaya II) en 1957.
  • La bataille de Ouastelli (wilaya I) en 1960.
  • La bataille de Djebel Boukehil (wilaya VI) en 1961.





    Le but des manifestations du 11 décembre 1960 était la revendication de l'indépendance sans condition. Cet événement est représenté par des photos historiques, des toiles et des drapeaux hissés lors de ces manifestations.

    L'information était aussi très importante durant la guerre de libération, elle contribua à la mobilisation de la masse populaire et fit connaître la voix de l'Algérie à l'extérieur : les stations du Nador (Maroc) et celle de Bamako (Mali) sont exposées dans l'aile réservée aux appareils de transmission. Ainsi que le bureau de Abdelhafid Boussouf , fondateur des liaisons générales de l'ALN.






    Les laboratoires photos, les machines à écrire, les Ronéos ont été utilisés par les commissaires politiques dans la guerre psychologique ainsi que le journal « El Moudjahid », la revue «El Djeich»et les tracts pour la sensibilisation du peuple et sa mobilisation.
    Les accords d'Evian étaient le résultat d'une lutte qui aura duré 07 ans où le peuple algérien a fait d'énormes sacrifices pour sa liberté, le musée expose des photos et des documents qui représentent cet important événement historique qui mena au Référendum et à l'Indépendance.
    Parmi les objets exposés au Musée, une toile qui représente la joie du peuple algérien ainsi qu'un drapeau hissé le 05 juillet 1962.
    Le visiteur peut admirer l'imposante statue du poète de la Révolution «Moufdi Zakaria»qui a contribué par ses écrits dans la lutte armée.
    Le commandement s'est intéressé, de très près, au côté moral de ses troupes; les incitant à résister, à sensibiliser les citoyens et à contrecarrer la propagande coloniale.